Appel commun

 

La paix se fait de plus en plus rare et chacun devrait travailler à sa préservation.

 

La paix est devenue plus rare que tout. Aujourd’hui, nous sommes tous, « mendiant de la paix ».  Cette affirmation est celle du président de la république, Paul Biya, à la tribune des Nations Unies en septembre 2017.  Pourtant, cinq ans plus tôt, le Cameroun pouvait se vanter devant tout le monde d’être une nation en paix. Mais depuis quelques années, ce n’est plus vraiment le cas. On a eu d’abord la nébuleuse Boko Haram qui sème encore le trouble dans le grand nord de notre pays. On a ensuite la situation inquiétante dans la partie anglophone du pays. Les habitants des régions du Nord-Ouest et Sud- Ouest qui réclament le fédéralisme, et donc la division du pays. Des réclamations très souvent accompagnés d’actes de violence. Ceci, sans oublier les multiples conflits entre tribus qui jonchent les relations interpersonnelles dans le quotidien des camerounais et dans lesquels beaucoup, ou presque tout le monde se plaint, rejetant la faute sur l’autre. A tous les niveaux, la paix se fait chère et rare.  Et très peu pensent aux élections de 2019 avec le sourire aux lèvres et l’assurance dans le cœur. Car on se dit que la moindre erreur pourrait nous être fatale…

Pourtant, on a besoin d’elle, cette paix, devenue si rare. Face à cette situation, une chose donne l’espoir : c’est que les circonstances peuvent changer. On peut cesser de jouer des notes graves. On peut changer de ton. « Let Peace Begin with me », n’est pas qu’un simple slogan ou une simple affirmation. Bien au-delà, c’est une vérité, un engagement une décision qui peut bouleverser le cours des évènements dans une nation.

La paix se fait rare. La demande est grande, mais l’offre faible. Il ya donc un besoin à satisfaire. Il faut fabriquer la paix. Il faut la recréer, la concevoir. Il faut la réinventer. Tout le monde peut devenir « Peace Maker ». Et c’est d’ailleurs notre rêve, faire d’un grand nombre de Camerounais des Peace Makers.  Nous y arriverons à coup sur, avec vous !

 

 

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Jeunesse « androïde »: le déclic

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C’est l’ère du clic. Personne ne dira le contraire. Tous ont misé sur le digital et espèrent ne pas être déçus. Le président de la République  Paul Biya a donné le ton, lors de son discours à la jeunesse le 10 février 2016. Il a touché sa cible au cœur, la meilleure, la jeunesse. Il est vrai que quelques semaines plus tard, il a poursuivi en invitant les membres du Lire la suite

Les curiosités du village numérique au Cameroun

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Du 16 au 18 mai 2016, près de cent jeunes camerounais ont présenté leurs trouvailles dans le secteur des TIC. Ils ont saisi l’occasion de se faire connaitre et de rencontrer les investisseurs.

Le Musée national n’a pas pu résister à la force irrésistible des TIC. Il a été choisi par le ministère des postes et Télécommunications pour abriter le village androïde. Pendant trois jours, cette bâtisse a est sorti de son silence pour bouger avec les jeunes entrepreneurs. Ce billet se propose d’exposer non pas au musée mais sur la toile, le fruit des recherches quelques entrepreneurs, rencontrés sur le site.

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Affiche deNjorkuau village androïde,  17-05-2016, Luchelle F.

 

Njorku est un moteur de recherche qui permet aux entreprises de mettre à la disposition des publics les offres d’emploi disponibles. Njorku est payant pour eux mais gratuit pour les chercheurs d’emploi. Voici comment fonctionne NJorku : « Le demandeur d’emploi, une fois sur notre moteur de recherche entre les mots clé de l’emploi qu’il recherche et la zone dans laquelle il souhaite travailler. Une liste lui est alors proposée et il choisit l’offre qui sied le plus à ses préoccupations », explique l’agent de communication, présent au village numérique. Le moteur a été mis sur pied en 2011 par Churchill Mambe Nanfe. Le « Google de l’Afrique » comme ses agents l’appellent est présent dans neuf pays du continent.

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Affiche de D-Drugs  au village androïde,  17-05-2016, Luchelle F.

Le domaine de la santé se numérise aussi. Désormais, les consultations peuvent se aire en ligne, grâce à l’application E-drugs.  E-drugs est une mise au point de  Steve Ngono Meyongo et Willy Djack  Melingui Noah, tous ingénieurs. Comme l’explique Steve N., l’application permettra de réduire les longues files d’attente dans les couloirs d’hôpitaux. « Les patients pour consulter un médecin s’inscrivent sur notre plate forme. Et dès la première consultation, leurs données sont stockées dans une base ». Le patient reçoit des soins et son carnet « digital »avec, sur qu’il ne le perdra jamais.

Pour les chasseurs d’images, Drone Africa leur propose un drone qui permet d’avoir une vue d’ensemble sur un évènement. Le drone, (que vous venez de découvrir dans cette vidéo) peut voler pendant 30 minutes sur un kilomètre de rayon et six kilomètres d’altitude. Comme le rassure un agent de communication présent sur le stand, le drone peut permettre de couvrir un évènement qui dure trois à quatre heures. L’entreprise, drone Africa « est actuellement en train de créer des drones adaptés à l’environnement camerounais », ajoute –il.

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Drone Africa, en exposition  au village androïde,  17-05-2016, Luchelle F.

 

Le village numérique s’est tenu en marge de la conférence économique « Investir au Cameroun, terre d’attractivités ».  Les TIC semblent être au top des attractivités que propose le Cameroun aux étrangers.

Luchelle FEUKENG

 

De retour

Bonjour cher tous. Il a fallu du temps, mais le plus important, est que je sois revenue. c’est comme l’enfant prodige qui quitte la maison de son père pour un moment et revient après car il a compris que le meilleur endroit où il peut se trouver c’est sa maison. Je reviens ici grâce à plusieurs d’entre vous qui se reconnaîtront en me lisant. Je sais également que grâce à vous je réaliserai des exploits dans ce mur d’information qui est notre.

Je ne serai pas longue mais je crois que par la grâce de Dieu, nous feront bonne route ensemble. A nous revoir…ll

sangmélima et les emballages bio

Feuilles de bananier, papiers ciment, divers moyens pour éviter les emballages non-biodégradables.

Lucie vend du poisson fumé au marché de Sangmélima. Depuis mai 2014, elle a pour emballage des feuilles d’arbre, précisément le« Mekae m’ojom » comme on les appelle en Bulu. Chaque matin, elle les achète aux villageoises venues de la campagne. Le paquet coûte 100F. Le poisson fumé n’est pas le seul à s’emballer dans ces feuilles vertes. Même les repas se dégustent aussi dans le naturel. Le « Mekae m’ojom »  emballe au même titre que le papier plastique, même si le confort n’est pas toujours le même. « Les clients se plaignaient au départ car ils étaient habitués au papier plastique. Mais maintenant, ils sont obligés d’accepter ces nouveaux emballages », affirme Lucie.

Certains commerçants se ruent aussi vers les « papiers-ciment », l’essentiel, c’est d’emballer, soutiennent-ils. Merlin les utilise pour contenir du riz. Celui-ci ne se sent pas très confortable dans cet emballage et pire encore, se mélange aux résidus de ciment qui pourraient être toxiques pour l’organisme. Visiblement, il n’a pas de choix, «Les papiers biodégradables coûtent trop cher. Si le client a son sac, on peut y verser sa marchandise mais dans le cas contraire, il est obligé d’accepter ce qu’on lui propose », affirme-t-il. L’utilisation des plastiques biodégradables donne lieu à toute sorte d’innovation. Désormais, l’huile d’arachide se vend en sachets de 100F. L’objectif est de permettre à tout le monde d’avoir un peu d’huile avec peu d’argent. Toutefois, le sort de certains articles comme les chaussures et vêtements est comme scellé. Rares sont les emballages qui leur sont destinés.

Les papiers non-biodégradables ont pratiquement disparu dans la ville de Sangmélima et surtout dans les marchés suite à la décision conjointe du ministère du Commerce et du ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable. Cet arrêté signé le 24 octobre 2012 et mis en pratique depuis mars 2014 « interdit sur l’étendue du territoire national la fabrication, la détention, la commercialisation ou la distribution à titre gratuit des emballages plastiques non biodégradables à basse densité, ainsi que les granulés servant à leur fabrication ». Concrètement, il s’agit des emballages non biodégradables dont l’épaisseur est inférieure à 60 microns.

Sur place, la délégation départementale de l’Environnement, de la Protection de la nature et du Développement durable a, depuis le 24 avril 2014 déjà saisi plusieurs sacs de papier plastiques dans la ville et ses environs.

P1010478 Luchelle FEUKENG

le marché des pulvérisateurs fait le ménage

Le marché des pulvérisateurs fait le ménage

Dès le 30 novembre prochain, seules 16 catégories pourront être vendus au Cameroun.

Dans moins de trois mois, les pulvérisateurs de classe « A » et de classe « B » uniquement seront commercialisés au Cameroun. Après une étude de certification menée par la Commission nationale d’homologation des pesticides et de la certification des appareils de traitement, 16 variétés ont été retenues, sur les 27 mises en examen. L’objectif est d’amener les cultivateurs à « entrer dans l’agriculture de seconde génération avec des appareils de bonne qualité », comme l’a précisé le Directeur de la Réglementation et du Contrôle de qualité des intrants agricoles et des produits agricoles, Francis Leku. A, face à la presse ce lundi.

Les prix approximatifs sont 40.000F pour  ceux de classe A et 20.000F pour la classe B. Leur utilisation, a précisé Francis Leku permettra aux planteurs d’être un peu plus économiques car avec une petite quantité de produit, ils pourront pulvériser une grande surface. Aussi, leur permettront-ils d’être plus rapides tout en préservant leur santé, celle des consommateurs et même de l’environnement. Les opérateurs de la filière devraient arrêter dès le 30 novembre 2014 la vente des pulvérisateurs non-autorisés faute de quoi ils  seront saisis et détruits. Quant aux cultivateurs, ils devront s’assurer qu’il y a sur le pulvérisateur une étiquette sur laquelle est inscrite classe « A » ou classe « B »  de même que le numéro d’homologation avant d’effectuer tout achat, a-t-il reprécisé. D’ailleurs, des mesures ont été prises par le Ministère de l’agriculture et du développement rural, en accord avec celui des marchés publics pour qu’à chaque fois que des pulvérisateurs arrivent au Cameroun, des échantillons soient prélevés et mis en examen afin de vérifier leur authenticité.

Luchelle FEUKENG

Jamais sans mon facebook

 

Naviguer sur internet aujourd’hui  sans consulter facebook relève de linédit, surtout pour les jeunes qui en sont follement  tombés amoureux. Voici lexpérience de deux jeunes étudiantes unies à facebook et qui connaissent aujourd’hui le meilleur, mais aussi le pire.

 

Inès est étudiante à l’université de Yaoundé II. Elle  utilise facebook depuis presqu’un an. Mais dès qu’elle a visité ce réseau, elle  en est ressortie envoutée. Il lui est désormais difficile de passer une journée sans se connecter. « Je visite mon compte facebook sept fois par semaine », affirme – t –elle, le sourire aux lèvres avant de réitérer par la suite qu’elle reste connectée autant que faire se peut. Inès n’est pas seule dans sa catégorie. La tendance est presque la même aujourd’hui avec tous les jeunes, pour preuve dans les cybers café, plusieurs regard lancés sur des machines en marche font un seul et même constat : toutes ont une fenêtre connectée à facebook. Ils ont tous un besoin à satisfaire en allant sur cette plate forme.

 

« Si l’  on veut rester en contact avec les amis, on doit bien visiter son compte facebook au quotidien »,  affirme Yvonne étudiante à  l’université de Yaoundé1. Pour elle, tout comme pour les créateurs de facebook (Mark Zukerberg et alt.), le réseau est d’abord utilisé pour communiquer avec les amis et connaissances, même si aujourd’hui il est désormais possible d’étendre des échanges vers des personnes inconnues. « C’est plus rapide et relax sur face », soutient-elle, en comparaison aux e-mails qui arrivent moins promptement. Inès va encore plus loin quand il s’agit d’égrainer le chapelet des bienfaits de facebook dans sa vie. Ce réseau lui permet de « discuter avec plusieurs personnes à la fois et à bon prix », surtout qu’il est gratuit. Bien plus, elle utilise facebook pour passer des nouvelles à ses amis  ou recevoir des informations sur ses stars. D’ailleurs, c’est sur ce réseau qu’elle a appris que Nelson Mandela était mort, avant de se ruer par la suite vers les médias pour les détails.

« Utiliser facebook est une bonne chose, mais en être accro comme moi devient dangereux », soutient Inès qui ne connaît pas que de bons moments dans ce contrat signé avec le réseau. Elle y perd en effet beaucoup de temps parfois sans même s’en rendre compte. Bien plus, elle reconnaît avoir laissé cramer le repas la semaine dernière parce que emportée par de belles conversations sur facebook.

Facebook a signé un partenariat gagnant-gagnant avec tous ses utilisateurs et chacun a besoin de l’autre. Ce contrat semble très bénéfique pour les deux parties. D’ailleurs, en dix ans, il est le réseau social le plus utilisé avec 1.23 milliards d’utilisateurs.

 

FEUKENG